La Saône
Une rivière en liberté ... qui compte peu d'écluses; la largeur de son lit et son cours nonchalant en font une rivière facilement praticable. En toute saison elle offre un niveau d'eau suffisant pour naviguer dans de bonnes conditions. Parfois canalisée mais plus souvent à l'état naturel, c'est la rivière idéale pour s'initier aux plaisirs du tourisme fluvial.
Le Doubs
Sauvage et enchanteur. Cette rivière présente son miroir à l'une des plus belles vallées de France. Le Doubs navigable serpente sur 200 kilomètres à travers des sites sauvages et enchanteurs. Courant d'abord entre falaises rocheuses et pentes boisées, il paresse ensuite en longs méandres à l'approche de la Saône qu'il rejoint près de St Jean de Losne.
Le Canal du Centre
Pour pallier aux routes en mauvais état et aux modes de transports peu rentables tels que la carriole tirée par un âne, les chemins d’eaux que sont les canaux furent envisagés dès le XVIIe siècle, soit pour doubler les rivières difficilement navigables soit pour joindre deux bassins fluviaux.
Sous François Ier un projet de canal reliant l’océan Atlantique à la Méditerranée est évoqué, il sera repris sous Henri IV puis sous Louis XIII.
En 1665, les élus des Etats de Bourgogne s'y intéressent à leur tour. Enfin, en 1777, après que le canal de Bourgogne fut lancé, l'architecte et ingénieur Emiland Gauthey (1732-1806), nommé en 1782 ingénieur en chef et directeur général des canaux de Bourgogne, obtint, après s'être battu pendant près de 25 ans, l'autorisation de construire le canal du Charollais devenu le Canal du Centre, aux frais des Etats de Bourgogne. Il obtiendra aussi qu’à partir de Chagny, le canal emprunte la Vallée de la Thalie et se jette dans la Saône à Chalon.
Un millier de personnes travailleront pendant dix ans sur ce chantier long de 114 km et jalonné de 81 écluses.
Le canal aura une activité de transit commercial mais surtout il participera au développement industriel de la région dans le domaine du charbon. Cette activité déclinera dès la Seconde guerre mondiale avec le développement du réseau routier. Le tourisme fluvial prendra heureusement rapidement le relais, et assurera ainsi la sauvegarde de la mémoire de ce canal faisant partie du patrimoine industriel. |